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Enjeux de la communication : cours d’anglais en terminale

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Cours d'anglais terminale : Enjeux de la communication
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Qui parle, à qui, dans quelle langue et avec quelle intention ? Les enjeux de la communication sont au cœur de cet axe : l’anglais devenu langue-monde, les discours politiques qui ont changé l’histoire, et la bataille actuelle contre la désinformation. Vous y trouverez les repères, le vocabulaire et les procédés rhétoriques à citer au bac.

L’anglais, langue-monde : enjeux de la communication planétaire

Environ 1,5 milliard de personnes parlent anglais, mais moins de 400 millions l’ont pour langue maternelle. L’anglais est donc surtout une lingua franca : une langue commune entre des gens qui n’ont pas la même langue maternelle. C’est la langue du contrôle aérien, de la recherche scientifique, d’une grande partie d’Internet et des affaires.

Le linguiste Braj Kachru a représenté cette expansion par trois cercles concentriques.

InnercircleOuter circleExpanding circleNative language: UK, USA, AustraliaOfficial language: India, NigeriaForeign language: France, Chinathe fastest-growing circle
Les trois cercles de Kachru : langue maternelle, langue officielle, langue étrangère.

Cette domination pose des questions : les locuteurs natifs ont-ils un avantage injuste ? Les petites langues sont-elles menacées ? Certains défendent un anglais simplifié de communication, parfois appelé Globish, d’autres rappellent que l’anglais se diversifie en World Englishes : Indian English, Nigerian English, Singlish… La langue n’appartient plus seulement aux Britanniques ni aux Américains.

Vocabulaire clé
  • a lingua franca, a global language : une langue commune, une langue-monde
  • a native speaker / a non-native speaker : un locuteur natif / non natif
  • an endangered language : une langue menacée
  • to be fluent in : parler couramment
  • linguistic diversity : la diversité linguistique

Le discours politique : de Churchill aux réseaux sociaux

La radio et la voix de Churchill

En 1940, la Grande-Bretagne est seule face à l’Allemagne nazie. Winston Churchill, Premier ministre depuis mai, galvanise la nation par ses discours, prononcés au Parlement puis relayés par la BBC. Il promet blood, toil, tears and sweat (du sang, de la peine, des larmes et de la sueur) et martèle le 4 juin :

We shall fight on the beaches, we shall fight on the landing grounds, we shall fight in the fields and in the streets, we shall fight in the hills; we shall never surrender.

La répétition de we shall fight est une anaphore ; elle crée un rythme de marche et soude le peuple derrière un « nous ». Aux États-Unis, Franklin D. Roosevelt invente au même moment les fireside chats, des causeries radiophoniques au ton familier.

Les grands discours de l’après-guerre

  • John F. Kennedy, 1961 : Ask not what your country can do for you – ask what you can do for your country. (antithèse)
  • Martin Luther King, 1963 : I have a dream… répété huit fois (anaphore).
  • Barack Obama, 2008 : Yes, we can. Un slogan court, facile à reprendre en chœur.

L’ère des réseaux sociaux

Aujourd’hui, les responsables politiques s’adressent directement aux électeurs, sans passer par les journalistes. Un message de 280 caractères peut faire le tour du monde en quelques minutes. Donald Trump a gouverné en partie par tweets, avant que son compte soit suspendu en janvier 2021. Le discours devient plus court, plus émotionnel, plus polarisé : on cherche la petite phrase, le soundbite, qui deviendra virale.

ProcédéDéfinitionExemple
anaphorarépétition en début de phraseWe shall fight… we shall fight…
tricolon (rule of three)trois éléments rythmésGovernment of the people, by the people, for the people (Lincoln)
antithesisopposition de deux idéesAsk not what your country can do for you…
alliterationrépétition d’un son consonneBuild Back Better (Biden, 2020)
rhetorical questionquestion sans réponse attendueAre we going to let this happen?
inclusive “we”l’orateur s’associe au publicYes, we can.

Désinformation et complotisme

Les réseaux sociaux ont démocratisé la parole, mais aussi la rumeur. Il faut distinguer trois notions :

  • misinformation : une information fausse partagée de bonne foi, par erreur ;
  • disinformation : une information fausse diffusée volontairement pour tromper ;
  • a conspiracy theory : une théorie du complot, qui attribue un événement à un groupe secret et malveillant (le prétendu canular des premiers pas sur la Lune, la Terre plate…).

Les algorithmes renforcent le phénomène : ils nous montrent ce qui nous ressemble et nous enferment dans des filter bubbles et des echo chambers. Les deepfakes, vidéos truquées par ordinateur, rendent la vérification encore plus difficile. En 2016, l’Oxford English Dictionary a choisi post-truth comme mot de l’année : une époque où l’émotion pèse plus que les faits.

Exemples

The rumour went viral before anyone could check it. (La rumeur est devenue virale avant que quiconque puisse la vérifier.)

Fact-checkers debunked the claim within hours. (Les vérificateurs ont démenti l’affirmation en quelques heures.)

Conspiracy theories thrive on distrust of institutions. (Les théories du complot prospèrent sur la méfiance envers les institutions.)

Pièges et outils pour en parler

Erreurs fréquentes
  • information est indénombrable : a piece of information, jamais an information ni informations.
  • news est singulier : The news is fake.
  • a speech = un discours ; a discourse est un terme savant (le discours au sens d’analyse).
  • to deliver a speech : prononcer un discours (et non to pronounce).
  • sensible = raisonnable ; « sensible » se dit sensitive.
Tournures utiles
  • The speaker appeals to emotions rather than facts.
  • This slogan is catchy and easy to remember.
  • Social media have blurred the line between information and opinion.
  • We should always check the source before sharing.

L’essentiel à retenir

  • L’anglais est une lingua franca : plus de locuteurs non natifs que natifs, d’où les World Englishes.
  • Les discours de Churchill (1940), diffusés par la BBC, montrent la force de l’anaphore et du « we » inclusif.
  • Kennedy, King et Obama utilisent antithèse, anaphore et slogans courts.
  • Les réseaux sociaux favorisent les soundbites, la polarisation et la désinformation.
  • Distinguez misinformation (erreur) et disinformation (volonté de tromper).