Aller au contenu
Accueil › Anglais première › Cours d'anglais première › Identités et échanges

Identités et échanges : cours d’anglais en première

  • par
Cours d'anglais première : Identités et échanges
Note cette fiche

L’axe identités et échanges invite à réfléchir à ce que deviennent les identités quand les gens traversent les frontières. Deux exemples majeurs éclairent la question : la Windrush generation, venue des Caraïbes reconstruire le Royaume-Uni après 1945, et le Canada, qui a fait de l’immigration et du multiculturalisme un pilier de son identité nationale. Tu trouveras ici le vocabulaire, les repères et une méthode pour en parler.

Identités et échanges : de quoi parle cet axe ?

Migrer, c’est quitter un lieu pour s’installer ailleurs, mais c’est aussi transformer son identité et celle du pays d’accueil. Les documents étudiés en première posent souvent les mêmes questions : Why do people migrate? How are newcomers welcomed? Can you belong to two countries at once? On distingue les facteurs de départ (push factors : guerre, pauvreté, persécution) et les facteurs d’attraction (pull factors : travail, sécurité, famille déjà installée).

Le vocabulaire clé des migrations

AnglaisFrançais
a migrant / an immigrant / an emigrantun migrant / un immigré / un émigré
a refugee / an asylum seekerun réfugié / un demandeur d’asile
to seek asylum, to be granted asylumdemander l’asile, obtenir l’asile
a newcomer, the host countryun nouvel arrivant, le pays d’accueil
the homeland, one’s rootsle pays d’origine, ses racines
to settle, a settlers’installer, un colon / pionnier
citizenship, to be granted residencyla citoyenneté, obtenir un titre de séjour
undocumented, to be deportedsans papiers, être expulsé
to cross the border, border controlpasser la frontière, le contrôle aux frontières
to fit in, a sense of belongings’intégrer, un sentiment d’appartenance
integration / assimilationl’intégration / l’assimilation
to be torn between two culturesêtre partagé entre deux cultures
Attention

Refugee et asylum seeker ne sont pas synonymes : le demandeur d’asile attend une décision, le réfugié a obtenu une protection. Et citizenship traduit souvent « nationalité » au sens administratif : She was granted British citizenship. (Elle a obtenu la nationalité britannique.)

La Windrush generation au Royaume-Uni

Le 22 juin 1948, le navire Empire Windrush accoste à Tilbury, près de Londres, avec un peu plus de 1 000 passagers, dont environ 800 venus des Caraïbes, surtout de Jamaïque. Le pays, ruiné par la guerre, manque de main-d’œuvre. La même année, le British Nationality Act fait des habitants des colonies des citoyens du Royaume-Uni et des colonies, libres de s’installer en Grande-Bretagne. On appelle Windrush generation l’ensemble des migrants caribéens arrivés entre 1948 et le début des années 1970.

194819621971201020122018arrivéedu Windrushentréerestreintedroit de resterconfirméfiches dedébarquement détruiteshostileenvironmentscandaleWindrushDe l’appel aux travailleurs à la crise de confiance
Les grandes dates de la Windrush generation.

Les nouveaux venus travaillent dans les hôpitaux du tout jeune NHS, les transports et les usines. Ils affrontent pourtant le racisme : certaines annonces de logement affichent “No Irish, no Blacks, no dogs”. Ils transforment aussi la culture britannique, de la musique au Notting Hill Carnival, né à la fin des années 1950. Le Commonwealth Immigrants Act de 1962 restreint ensuite l’entrée, et l’Immigration Act de 1971 confirme le droit de rester de ceux déjà installés.

Le scandale de 2018

À partir de 2012, la politique du hostile environment oblige employeurs, propriétaires et hôpitaux à vérifier le statut des personnes. Or beaucoup de membres de la Windrush generation, arrivés enfants sur le passeport de leurs parents, n’ont jamais eu de papiers, et le ministère de l’Intérieur (Home Office) a détruit leurs fiches de débarquement en 2010. Résultat : des personnes installées légalement depuis des décennies perdent leur emploi, leur logement, sont détenues, voire expulsées. Révélé par la presse en 2018, le scandale entraîne la démission de la ministre de l’Intérieur, des excuses officielles, un fonds d’indemnisation et la création d’un Windrush Day célébré chaque 22 juin.

Le Canada : une terre d’accueil revendiquée

Le Canada est souvent présenté comme un modèle. Près d’un quart de sa population est née à l’étranger, et l’immigration y est largement vue comme une richesse économique et culturelle.

  • 1967 : création du points system, qui sélectionne les immigrants selon leur âge, leurs diplômes, leur expérience et leur maîtrise de l’anglais ou du français, et non plus selon leur origine.
  • 1971 : le Canada devient le premier pays à adopter une politique officielle de multiculturalisme, confirmée par le Canadian Multiculturalism Act de 1988.
  • Fin des années 1970 : naissance du parrainage privé des réfugiés (private sponsorship) : des groupes de citoyens financent et accompagnent une famille pendant sa première année.
  • 2015-2016 : le pays accueille 25 000 réfugiés syriens en quelques mois, image forte de sa politique d’accueil.

On oppose souvent la mosaïque culturelle canadienne (cultural mosaic), où chaque groupe garde sa culture, au melting pot américain, où les cultures se fondent dans une identité commune. Le modèle connaît toutefois des débats : face à la crise du logement, le gouvernement a revu à la baisse fin 2024 ses objectifs d’environ 500 000 nouveaux résidents permanents par an.

Frontières et identités

Une frontière sépare, mais elle relie aussi. Beaucoup de jeunes issus de l’immigration se décrivent avec une identité à trait d’union (hyphenated identity) : British-Jamaican, Syrian-Canadian. Ils peuvent se sentir torn between two cultures ou au contraire enrichis par elles. La question de fond reste : Where is home? Est-ce le pays où l’on est né, celui de ses parents, ou celui où l’on se sent accepté ?

Méthode : parler d’un document
  • Présenter : This document is an extract from… It deals with…
  • Contextualiser : It takes place in post-war Britain, when the country needed workers.
  • Nuancer : Admittedly, Canada welcomes many newcomers; however, integration is not always easy.
  • Relier à l’axe : This shows how migration shapes both individual and national identities.

L’essentiel à retenir

Pour retenir
  • Distingue migrant, immigrant, emigrant, refugee et asylum seeker.
  • Windrush : arrivée en 1948, travail dans le NHS et les transports, racisme, scandale de 2018 lié au hostile environment.
  • Canada : points system (1967), multiculturalisme (1971, 1988), parrainage privé, réfugiés syriens (2015-2016).
  • Mosaïque canadienne contre melting pot américain.
  • Identités à trait d’union : appartenir à deux cultures à la fois.