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Diversité et inclusion : cours d’anglais en première

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Cours d'anglais première : Diversité et inclusion
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Comment vivre ensemble quand les quartiers, les universités et les écrans ne reflètent pas toute la société ? La question de la diversité et inclusion traverse aujourd’hui tout le monde anglophone, des cités de Londres aux réserves amérindiennes. Ce cours de première t’apporte le vocabulaire précis, les repères historiques et les arguments pour discuter du logement, de la discrimination positive et de la place des Peuples premiers, au niveau B1/B2.

Diversité et inclusion : bien définir les mots

Dans le débat anglophone, les mots ont un sens précis. Diversity décrit un état de fait : une société composée de personnes d’origines, de religions, de genres, d’âges ou de milieux sociaux différents. Inclusion désigne une démarche : faire en sorte que chacun ait réellement sa place et soit écouté. On peut donc être divers sans être inclusif.

ExclusionSegregationIntegrationInclusion
De l’exclusion à l’inclusion : les minorités (en orange) passent de l’extérieur du groupe à une place pleine et entière au cœur de la société.
AnglaisFrançaisExemple
equalityl’égalité (même traitement pour tous)Everyone gets the same bike.
equityl’équité (traitement adapté aux besoins)Everyone gets a bike that fits them.
a minority / an ethnic minorityune minorité / une minorité ethniqueMinorities are under-represented in Parliament.
prejudice / a stereotypeun préjugé / un stéréotypeShe had to fight prejudice at work.
to discriminate againstdiscriminerLandlords cannot discriminate against tenants.
to be under-representedêtre sous-représentéWomen are still under-represented in tech.

Logement et mixité sociale

Où l’on vit détermine souvent l’école que l’on fréquente, le travail que l’on trouve et même son espérance de vie. Le logement est donc au cœur des inégalités.

Aux États-Unis : l’héritage du redlining

Dans les années 1930, des cartes officielles entouraient en rouge les quartiers jugés « risqués », souvent parce que des familles noires ou immigrées y vivaient. Les banques y refusaient les prêts immobiliers : c’est le redlining. Interdit par le Fair Housing Act de 1968, il a pourtant laissé des traces : aujourd’hui encore, de nombreuses villes restent séparées de fait (de facto segregation), et les écoles financées par les impôts locaux reproduisent ces écarts.

Au Royaume-Uni : du council housing à la gentrification

Après 1945, les municipalités construisent massivement des logements sociaux (council housing, regroupés en council estates). Avec le Right to Buy de 1980, les locataires peuvent acheter leur logement, et le parc social diminue. Dans les centres-villes, la gentrification fait monter les loyers et repousse les familles modestes en périphérie. L’incendie de la tour Grenfell à Londres, en 2017, qui a fait 72 morts dans un immeuble social d’un quartier très riche, est devenu le symbole d’une société où riches et pauvres vivent côte à côte sans se mélanger.

Exemples

Mixed-income housing brings together owners and social tenants in the same building. (Les logements mixtes réunissent propriétaires et locataires sociaux dans le même immeuble.)

Some developers built separate “poor doors” for social tenants. (Certains promoteurs ont construit des « portes des pauvres » séparées pour les locataires sociaux.)

Rising rents are pushing low-income families out of the city centre. (La hausse des loyers chasse les familles modestes du centre-ville.)

La discrimination positive : affirmative action

L’expression affirmative action apparaît aux États-Unis en 1961, sous le président Kennedy, puis se développe après les lois sur les droits civiques. Elle désigne des mesures destinées à corriger des inégalités héritées de l’histoire : prendre en compte l’origine ethnique ou le genre dans les admissions à l’université, les embauches publiques ou l’attribution de marchés. Les quotas rigides sont interdits dès 1978, et en 2023 la prise en compte de l’origine ethnique dans les admissions universitaires est elle-même déclarée contraire à la Constitution. Les universités cherchent désormais d’autres critères, comme le milieu social.

Au Royaume-Uni, la loi distingue la positive action (encourager les candidatures, offrir du mentorat), autorisée, et la positive discrimination (choisir quelqu’un uniquement pour son origine), interdite par l’Equality Act de 2010.

Arguments for affirmative actionArguments against affirmative action
It corrects centuries of injustice.It is unfair to treat people differently because of their race.
Diverse classrooms benefit all students.It may stigmatise those who benefit from it.
It creates role models for young people.Social class matters more than ethnic origin.
Without it, minorities stay under-represented.It does not tackle the root causes, such as poor schools.
Pour argumenter

Introduis un argument : Supporters argue that… / Critics claim that… / On the one hand… on the other hand… / Whereas some believe…, others…

La représentation des Peuples premiers

Dans plusieurs pays anglophones, les premiers habitants ont été dépossédés de leurs terres, et leurs enfants parfois arrachés à leur famille. Être représenté, c’est aujourd’hui être visible, entendu et décisionnaire.

PaysPeuplesRepère
United StatesNative Americans, Alaska Natives2021 : Deb Haaland, première ministre amérindienne (Secretary of the Interior)
CanadaFirst Nations, Inuit, Métis2015 : rapport de la Commission de vérité et réconciliation sur les pensionnats (residential schools)
AustraliaAboriginal and Torres Strait Islander peoples2008 : excuses officielles (the Apology) ; 2023 : rejet de la « Voice » au référendum
New ZealandMāori1840 : traité de Waitangi ; renouveau de la langue te reo

La représentation passe aussi par la culture et les symboles : des équipes sportives ont abandonné des noms jugés offensants (les Washington Redskins sont devenus les Washington Commanders en 2022), des séries et des films confient enfin les rôles autochtones à des acteurs autochtones, et de nombreuses cérémonies commencent par une land acknowledgement, qui rappelle à qui appartenaient les terres.

Exemples

Indigenous peoples want to tell their own stories. (Les peuples autochtones veulent raconter leurs propres histoires.)

Thousands of children were taken away from their families. (Des milliers d’enfants ont été enlevés à leur famille.)

Recognition is only the first step towards reconciliation. (La reconnaissance n’est que la première étape vers la réconciliation.)

Les pièges des francophones

Erreurs fréquentes
  • Positive discrimination ≠ affirmative action : au Royaume-Uni, la première est illégale. Pour les États-Unis, dis affirmative action.
  • Le logement se dit housing (indénombrable) : social housing, jamais a housing ni lodging.
  • Indians est ambigu et daté pour les Amérindiens : préfère Native Americans ou Indigenous peoples, avec majuscule.
  • Coloured est offensant ; on dit people of colour ou on nomme le groupe précis.
  • Discriminate against : la préposition est obligatoire : They discriminated against women.
  • Equality ≠ equity : ne traduis pas « équité » par equality.
  • Prononciation : /daɪˈvɜːsəti/ pour diversity et /ɪnˈdɪdʒənəs/ pour Indigenous, accent sur la deuxième syllabe.

L’essentiel à retenir

Pour retenir
  • Diversity est un constat ; inclusion est une action.
  • Logement : redlining (États-Unis), council housing, Right to Buy et gentrification (Royaume-Uni), Grenfell (2017).
  • Affirmative action : née en 1961, quotas interdits en 1978, fin des critères ethniques à l’université en 2023.
  • Peuples premiers : Native Americans, First Nations, Aboriginal peoples, Māori ; reconnaissance, excuses, représentation.
  • Problématique possible : Is diversity enough to build an inclusive society?