L’Australie et Nouvelle-Zélande sont deux pays anglophones situés à l’autre bout du monde, mais leur histoire parle de toi : on y trouve des rencontres entre peuples, des violences, des traités, des excuses officielles et des millions de migrants venus du Royaume-Uni. Ce cours te donne les repères, le vocabulaire et les tournures pour raconter cette histoire en anglais, comme le demande le programme de 3e (axe « rencontres avec d’autres cultures »).
Ce cours est à télécharger en PDF et à imprimer gratuitement : le bouton se trouve en bas de la page, sans inscription.

Australie et Nouvelle-Zélande : deux pays du Pacifique
Les deux pays font partie de l’Océanie. Ils appartiennent au Commonwealth et le roi Charles III y est toujours le chef de l’État, même si chacun a son propre gouvernement. On y parle anglais, mais pas seulement : en Nouvelle-Zélande, le te reo Māori (la langue maorie) est une langue officielle depuis 1987, et en Australie, des centaines de langues aborigènes existaient avant l’arrivée des Européens.
| Australia | New Zealand | |
|---|---|---|
| Capital | Canberra | Wellington |
| Biggest city | Sydney | Auckland |
| First peoples | Aboriginal and Torres Strait Islander peoples | the Māori |
| Nickname of the people | Aussies | Kiwis |
| Name in the first language | – | Aotearoa (« le pays du long nuage blanc ») |
first peoples / indigenous peoples (peuples autochtones) – a settler (un colon) – a convict (un bagnard) – a chief (un chef) – land (la terre, les terres) – to settle (s’installer).
James Cook et les Maoris : une rencontre violente
Les Maoris sont arrivés de Polynésie vers le XIIIe siècle, dans de grands canoës appelés waka. Le Néerlandais Abel Tasman aperçoit les côtes en 1642, mais c’est le capitaine britannique James Cook qui, en octobre 1769, débarque avec son navire, l’Endeavour. Dès les premiers jours, ses hommes tuent plusieurs Maoris : la rencontre commence par un malentendu et par la violence. Cook cartographie ensuite les côtes, puis atteint l’est de l’Australie en 1770 et revendique ce territoire pour la Couronne.
In 1769, James Cook sailed to New Zealand on the Endeavour. (En 1769, James Cook navigua jusqu’en Nouvelle-Zélande à bord de l’Endeavour.)
The first meeting turned violent: several Māori were killed. (La première rencontre tourna à la violence : plusieurs Maoris furent tués.)
In 2019, 250 years later, the British government expressed regret for these deaths. (En 2019, 250 ans plus tard, le gouvernement britannique exprima ses regrets pour ces morts.)
Ce dernier exemple montre le chemin parcouru : de la violence à la réconciliation (reconciliation). En Australie aussi, les Aborigènes, présents depuis plus de 60 000 ans, ont perdu leurs terres après l’arrivée de la First Fleet, une flotte de bagnards débarquée à Sydney le 26 janvier 1788. Ce jour est devenu la fête nationale, Australia Day, que beaucoup d’Aborigènes appellent Invasion Day. Le 13 février 2008, le Premier ministre Kevin Rudd a présenté des excuses officielles (the Apology) aux « générations volées », ces enfants aborigènes retirés de force à leur famille.
Le traité de Waitangi (1840)
Le 6 février 1840, à Waitangi, au nord de la Nouvelle-Zélande, le représentant de la Couronne britannique, William Hobson, et des chefs maoris signent un traité. Au total, environ 500 chefs le signent dans les mois qui suivent. C’est le texte fondateur du pays, mais il pose un problème : il existe en deux versions qui ne disent pas la même chose.
| English version | Māori version (Te Tiriti o Waitangi) |
|---|---|
| The chiefs give sovereignty to the Queen. | The chiefs give the Queen the right to govern (kāwanatanga). |
| The Māori keep their lands. | The Māori keep full authority over their lands and treasures (tino rangatiratanga). |
Après le traité, les colons s’installent en masse et les Maoris perdent la plupart de leurs terres, souvent à la suite de guerres ou de ventes forcées. Depuis 1975, un tribunal spécial, le Waitangi Tribunal, examine les plaintes et l’État a rendu des terres et versé des compensations. Le 6 février, Waitangi Day, est aujourd’hui un jour férié.
Pour raconter l’histoire, on utilise le prétérit et souvent la voix passive : The treaty was signed in 1840. (Le traité fut signé en 1840.) Land was taken from the Māori. (Des terres furent prises aux Maoris.)
Les Ten Pound Poms : migrer vers l’Australie
Après la Seconde Guerre mondiale, l’Australie veut plus d’habitants. Elle lance en 1945 un programme d’aide à la migration : un adulte britannique peut faire le voyage en bateau pour seulement dix livres (ten pounds), les enfants voyagent gratuitement. Plus d’un million de Britanniques partent ainsi, jusqu’au début des années 1980. On les surnomme les Ten Pound Poms (Pom est un surnom familier des Britanniques en Australie).
« We left Liverpool in 1958. The ship took five weeks to reach Sydney. At first we lived in a migrant hostel, in a hot metal hut. My mum cried every night because she missed her sisters. But my dad found a job quickly, and after two years we bought a house with a garden. I have never regretted it. » – Margaret, a Ten Pound Pom
La condition : rester au moins deux ans, sinon il fallait rembourser le voyage. Certains sont rentrés au Royaume-Uni, puis sont parfois revenus : on les appelait les boomerang Poms. Parmi ces familles migrantes figurent celle des Bee Gees et celle de Julia Gillard, devenue Première ministre d’Australie en 2010.
L’outback et l’anglais australien
L’outback désigne l’immense intérieur de l’Australie : déserts rouges, très peu d’habitants, des fermes grandes comme un département. Les enfants des fermes isolées ont longtemps suivi les cours à distance avec la School of the Air, et les malades sont soignés par les médecins volants, les Flying Doctors. Au cœur du pays se dresse Uluru, un rocher sacré pour le peuple Anangu, qu’il est interdit d’escalader depuis 2019.
| Anglais australien ou néo-zélandais | Anglais britannique | Français |
|---|---|---|
| G’day, mate! | Hello, friend! | Salut, mon pote ! |
| arvo | afternoon | après-midi |
| brekkie | breakfast | petit-déjeuner |
| barbie | barbecue | barbecue |
| sunnies | sunglasses | lunettes de soleil |
| No worries! | No problem! | Pas de souci ! |
| jandals (NZ) | flip-flops | tongs |
| Kia ora! (NZ, mot maori) | Hello! / Thank you! | Bonjour ! / Merci ! |
L’anglais australien aime raccourcir les mots et ajouter -ie ou -o : breakfast → brekkie, afternoon → arvo, Australian → Aussie. C’est un registre familier : on ne l’utilise pas dans une rédaction.
Les pièges des francophones
- On écrit New Zealand (pas New Zeland) et l’adjectif New Zealand ou Kiwi : a New Zealand city.
- Māori prend une majuscule en anglais, comme Aboriginal : Māori culture, Aboriginal art.
- The treaty was signed, et non was sign : le passif se forme avec le participe passé.
- A migrant désigne une personne qui se déplace ; an immigrant arrive dans le pays ; an emigrant quitte son pays.
- Le mot land est indénombrable : They lost their land (pas a land ni lands dans ce sens courant).
L’essentiel à retenir
- Les Maoris (Nouvelle-Zélande) et les Aborigènes (Australie) sont les premiers habitants.
- 1769-1770 : James Cook arrive ; la rencontre est souvent violente.
- 1840 : traité de Waitangi, en deux versions différentes, source de conflits sur les terres.
- 1945-1982 : les Ten Pound Poms, plus d’un million de migrants britanniques.
- Aujourd’hui : excuses officielles, tribunaux, langues autochtones reconnues : le temps de la reconciliation.
- Pour raconter : prétérit, voix passive, dates, et quelques mots d’anglais australien à reconnaître.

